jeudi 19 avril 2018

Stephen Hawking, un physicien en dehors du temps !















Le plus célèbre des savants contemporains est mort. Stephen Hawking le sympathique physicien britannique est décédé ce 14 mars 2018 à Cambridge. Destin étrange et exceptionnel  que celui de cet étudiant de Mathématique à l’Université de Cambridge qui dès  les années 60 commence à montrer dangereusement les signes d’une maladie qui selon les mystères de la vie et la complexité de l’homme fera de lui l’image sympathique et stoïque du savant handicapé qui espère mourir d’ici peu et ne prend plus la peine de faire des études doctorales qui seront brutalement stoppées par la mort.
 Mais il n’en sera rien grâce à son maitre, le fameux  William Dennis Sciama qui l’encouragea en le soutenant jusqu’à ce qu’il soutienne brillamment sa thèse de Doctorat d’Etat. Mais c’est le mariage avec Jane Wilde qui sera déterminant pour sa vie( ils eurent trois enfants) Torturé par la sclérose latérale amyotrophique à début limbique ou maladie de Lou Gehrig et en France la maladie de Charcot. Ironie du sort, son père a toujours voulu qu’il devienne médecin, il dirigeait  la division de parasitologie de l'Institut national de la recherche médicale. Le mal qui rongeait son fils progressa au fil des ans. Stephen Hawking finira complètement paralysé et perdra l’usage de la parole à la suite d’une trachéotomie pour mieux respirer.
Stephen Hawking a certainement très tôt compris par intuition suivie de  calculs mathématiques qu’avant ce temps-ci, il y avait un autre temps et ses intérêts pour les théories physique et mathématique qu’il a élaborées se situent en ce temps premier. Mais la question brûlante est s’il existe ou non une discontinuité entre ces temps « périodiques ». Nous touchons aux limites de la physique quantique pour verser dans la métaphysique. Stephen Hawking doit son succès non seulement à son génie mais aussi et surtout au fait qu’il a compris que les choses se passent devant, dans la projection théorique. Cette attitude intempestive lui a empêché d’obtenir le prix Nobel, puisque la question qui a toujours brulé les lèvres est comment l’un des plus grands physiciens depuis Einstein n’a pas eu cette distinction prestigieuse. La vérité est qu’Hawking qui est au passage un féru du calcul et de la démonstration n’est pas un plat adepte de la proposition de preuves immédiates et soi-disant concrètes.
Le public l’a adopté parce qu’il s’est évertué à quitter le temps de la science dure, trop sérieuse  et lointaine pour nous familiariser avec les théories les plus complexes avec son ouvrage « Une brève histoire du temps » publié en 1988. Il a su être en phase avec cette époque-là, l’époque des grandes interrogations sur la physique, la métaphysique et nos origines que les philosophes actuelles seraient incapables de « résoudre », puisqu’en philosophie il n’ya pas de résolutions d’équations. Les physiciens, mathématiciens et métaphysiciens seraient-ils les philosophes d’aujourd’hui ? Quoiqu’il en soit les écrits de Hawking sur les trous noirs et le fameux Big-bang sont troublants pour nos interrogations existentielles.
 Hawking a démontré que la théorie de la relativité générale d'Einstein implique que l'espace et le temps ont eu un commencement qui est le fameux Big Bang, et une fin qui sont les trous noirs. Mais la révolution Hawkinguienne est que les tous noirs ne sont pas si noirs que cela, ils sont capables de rayonnement c'est-à-dire qu’elles sont source de lumière. Les réactions de la communauté scientifique restèrent en partie mitigées puisque cette découverte peut renforcer certaines thèses mystico-religieuses et spiritualités vivantes qui ont toujours professé que nous sommes des enfants de la lumière, nous avons pré-existé au Big Bang, même si Hawking s’est déclaré athée en 2014. Allez savoir ce que signifie « Athée » dans la bouche d’un super-physicien dont l’âme et l’esprit voguent constamment aux delà des étoiles. « Il n’y a pas de trou noir… le concept de trou noir est incompatible avec la physique quantique. » dira-t-il en 2014.
Mais le plus terrible est « La théorie de la singularité » comme origine de l’univers et « La théorie du tout »qui veut unifier les forces physiques qui sont au nombre de quatre, elles ne peuvent que troubler et secouer celui qui cherche ses propres origines qu’il soit croyant en Dieu ou pas.  A la fin de sa vie, ses interrogations sur la possibilité de voyager dans le temps et sur l'existence d'univers multiples et des êtres extra-terrestres le place au sommet du risque scientifique. Génie ou pas Stephen Hawking n’était pas simplement un physicien entouré de machines à calculer, ce fut une âme qui s’interroge et qui selon les lois astrologiques qui nous dépassent a choisi de quitter ce corps malade le 14/ 03/2018 qui tombe juste à la journée de pi et le jour anniversaire de la naissance d’Albert Einstein.
Khalifa Touré





lundi 16 avril 2018

La coalition orthodoxe : Russie, Iran et Turquie


 

« Je n’exclus pas la possibilité d’un événement spirituel à l’échelle planétaire. »  André Malraux

Est-il permis de croire autre chose qu’une simple coalition opportune et circonstancielle à fondements géostratégiques sur fond de guerre civile en Syrie ? En tout état de cause, ils l’ont fait, Vladimir Poutine de « la sainte et grande Russie », Hassan  Rohani de l’Iran anciennement et toujours persan mais  surtout plusieurs fois millénaire, Racep Tayyib Erdogan de la Turquie au passé impérial ottoman et non moins glorieux. Ils sont tous les trois à la tête de forces culturelles et civilisationnelles aux valeurs « conservatrices » qui viennent se heurter à l’universalisme finissant de l’Occident à la démocratie libérale. Assiste-t-on à la mort de l’Occident ? Non !!! L’Occident ne mourra pas, la mort n’existe pas pour de vrai. L’Occident et son universalisme vont se déplacer à la périphérie, ils auront une  existence rebelle et diffuse. Qui sait ?

Cette coalition n’est qu’un rappel de ce qui a été et qui sera un jour prochain, cette géostratégie spirituelle qui va se dessiner. Mais elle a la puissante faiblesse du nombre 3, l’instabilité du compagnonnage à trois. En Afrique on dit que les amitiés à trois sont vouées à la séparation. Robert Nester Marley dit Bob le poète-initié l’a compris en son triste chant « Three little Birds », ces trois petits oiseaux qui volent ensemble et qui vont se séparer…Les explications sont ailleurs souvent, mais on ne les voit pas. Il faudra une quatrième orthodoxie représentant les quatre grands mondes. Viendra t-il de l’Afrique, de l’Arabie, de Rome, du Tibet ou de Patagonie, seul Dieu sait ? Mais quelque chose se dessine. Les esprits de la transmission s’éveillent elles sont en marche activés par on ne sait quelle force. Ils ne sont pas forcément représentés par les nationalismes politiques et les idéologies religieuses qui participent du rationalisme ténébreux. Qu’il s’agisse des irrédentismes religieux, des socialismes désemparés, des sociétés civiles libertaires ils portent tous les marques indélébiles de ce rationalisme abâtardi qui a voulu se substituer à un modernisme occidental soi-disant porteur régression.

Le changement est centrifuge et traditionnel. L’Afrique devra chercher et découvrir son centre spirituel. Où se trouve le centre spirituel de l’Afrique pour prétendre à la coalition orthodoxe ? En Egypte ? Dans « Nations nègres et cultures »  de Cheikh Anta Diop ? Au Mali, au Niger, en Ethiopie, qui sait ? L’avenir est dans la transmission. Qu’il s’agisse de l’Iran de Rohani plein de mystiques détenteurs d’invocations secrètes et qui tiennent la Syrie, de la Turquie qui n’a pas dominé le monde pour rien et de la sainte Russie qui a fait fasse aux armées napoléoniennes à fort renforts de prières mystiques sous les différents symboles de la croix orthodoxe, l’esprit a toujours été constant. IL EST ! Ceux qui l’on comprit sauront prendre la direction spirituelle du vent.  

Le conflit inexplicable entre Erdogan et Fethulallah Gulen est une catastrophe culturelle malgré les apparences. C’est un empêchement de tourner en rond, de prier l’esprit qui gouverne le monde. Partout on met en conflit les politiques et les mystiques qui parfois par erreur se comportent comme les politiciens adoptant leur méthode d’infiltration pseudo-trotskiste qui finalement empêchent la jonction finale. Tous les grands chefs politiques ont besoin d’arrière-cours mystique, Racep Tayyib Erdogan a intérêt à le chercher pour combler le vide. Une question essentielle malgré sa popularité aveuglante devant les anti-occidentaux de toute sorte. A Rome, un Jean XXIII ferait l’affaire. Peut-être qu’il est toujours parmi nous. En tous cas ses prophéties font toujours mouche 45  années  après sa disparition physique. Sa vision de l’arrivée du Cardinal du sud  Bergoglio est éclairante. Il est des hommes qui font l’histoire sans en avoir l’air. Le pape François en fait partie, un jésuite très intéressant.

Quant à l’Arabie Saoudite, il s’y passe quelque chose. C’est le moins que l’on puisse dire. Ni perestroïka, ni glasnost ne sauveront l’Arabie Saoudite, le prince Mohamed Ben Salman n’est pas  Gorbatchev. L’Arabie Saoudite  est vouée au passage en avant mais non comme les schémas occidentalisant et religio-haineux le souhaitent mais par un retour à ce qu’elle est vraiment, non pas forcément saoudienne ou wahhabite mais austère, mohammadienne, abrahamique et spirituel. Sinon elle ne pourra prétendre à aucune coalition  orthodoxe  mondiale. Seule une présence et un règne mystique en Arabie pourra soigner les deux plaies frontalières que sont le Yémen et la Syrie qui sont deux frontières religieuses extrêmement dangereuses. Les hommes qui s’approchent des frontières religieuses doivent être prêts à mourir. Ceux qui ont profité du soi-disant printemps arabe pour déclencher ces conflits près  des frontières religieuses sont les responsables criminels de ce qui se passe aujourd’hui au Yemen et en Syrie si proches de nous. Les autres sont venus s’en mêler pour attiser le feu pensant qu’ils ne sont pas concernés. Le monde est voué inéluctablement aux déplacements spirituels. Rien ne disparait, les choses ne font que se déplacer en conservant leurs rôles.

Khalifa Touré


 

 

 

jeudi 12 avril 2018

DANS LE COMA DEPUIS TRENTE SIX ANS: JEAN PIERRE ADAMS




Voici Jean Pierre Adams, footballeur franco-sénégalais au destin singulier et tragique. Ah ! que le fil du destin peut être tranchant, cruel et effrayant. Mais les pauvres ignorants que nous sommes ne peuvent comprendre, les croyants inaccomplis, les non-initiés d’aujourd’hui, « les fils de la matière » se seraient méfiés de la vie plus souvent qu’il ne le faut, s’ils savaient. Ah ! que savons-nous du monde spirituel, le monde des âmes, des différents compartiments de la vie intérieure. L’âme est vaste, elle est appelée à retourner à son origine, à son nom véritable. Mais les étapes sont tellement nombreuses à arpenter que le souffle court des âmes vient butter violemment sur les murs des prisons de la maladie, des accidents, des catastrophes naturelles mais surtout de l’ignorance… La plupart des hommes ne savent pas qui ils sont c’est la pire des épreuves. L’ignorance est la pire des punitions. Mais Jean Pierre Adams savait, il sait maintenant de science certaine. Figurez-vous que ce colosse qui était plein de vie et qui faisait la fierté de ses coéquipiers est dans le coma depuis trente six ans. Trente six années, excusez du peu ! Né à Dakar le 10 Mars 1948, cette « perle noire » s’est retrouvée en Europe par un coup du destin. En pèlerinage à Montargis dans le Loiret(France), sa grand-mère, une fervente chrétienne, l’a confié à l’âge de huit ans, à une école catholique. Recueilli ensuite par une famille adoptive, le petit Adams a ainsi échappé à l’assistance publique.

Il y eut dès la prime enfance de ce jeune africain comme une sorte de destinée étrange et sombre. L’on dirait que l’orage approchait, quelque chose de fort et de grandiose arrivait à pas lourds. Pourtant Jean Pierre Adams a connu la gloire et le grand amour de sa vie en 1969 lorsqu’il se maria avec Bernadette, une femme vraiment exceptionnelle. Sa carrière de footballeur débuta en amateur à l’Entente de Fontainebleau en 1968 puis à Nîmes en 1970. Un peu plus tard en 1972 il atteint le sommet de sa révélation sportive en devenant vice champion, il intégra l’équipe nationale de France. Alors débuta le palmarès international de ce solide défenseur qui mesurait 1m78. Avec le célèbre Marius Trésor, ils formèrent le fameux rideau défensif tricolore, le meilleur depuis lors, à l’époque glorieuse où les postes de stoppeur et libéro avaient un sens. Adams est de la lignée des Karl-Heinz Forster l’allemand de dix ans son cadet, Ruud Krol le hollandais et Gentilé l’italien. 

Jean Pierre fut vice champion de France à deux reprises avec Nîmes et Nice, vainqueur de la coupe des Alpes, Finaliste par deux fois du championnat de France amateur, demi finaliste du Championnat de France avec Nîmes et 22 fois sélectionné en équipe de France de 1972 à 1976. Aujourd’hui plusieurs stades et terrains de foot de France portent le nom de Jean Pierre Adams.

Mais qui l’e
ût cru ? Jean Pierre Adams a eu sa plus grave blessure sur un lit d’hôpital.

En effet c’est à la suite d’une rupture du ligament au genou que Jean Pierre Adams subit une opération bénigne qui aurait dû se passer sans complications. Mais une grave erreur d’anesthésie et des négligences à la chaine, provoquèrent des lésions profondes au cerveau de ce jeune sportif en bonne santé. Le Mercredi 17 Mars 1982 il sombre dans un coma profond dont il ne s’est toujours pas réveillé. L’hôpital a été reconnu coupable et condamné. Mais la vie ce couple heureux a été définitivement brisée. 

Son épouse Bernadette, une dame courageuse refuse l’euthanasie, elle reste seule à s’occuper de son mari. Elle témoigne par ces propos poignants : « Le matin, je lui sers son petit déjeuner au lit à 7 h 30 puis ses yeux se referment. A midi le kiné arrive et on le lève puis je le fais déjeuner. Légumes, viande ou poisson mixés que Bernadette lui donne à la cuillère. Puis je finis sa toilette, je le coiffe, l'habille et je le rase, à la main... Il a la peau douce, lisse. Il ne vieillit pas, à peine quelques cheveux blancs. A 16 heures, il goûte puis dîne à 19 heures. Dès qu'il y a un match à la télé, je lui mets.»
Il faut dire que Jean Pierre n’a pas besoin d’assistance respiratoire mais il reste dans un état végétatif. Il a eu deux fils, Laurent et Frédéric et des petits-fils qu’il ne connaitra peut-être un jour de Mars lorsqu’il se réveillera d’une manière ou d’un autre. Jean Pierre Adams est né au mois de Mars, il a sombré dans le coma profond au mois de Mars. « Le foot m’a tout apporté et il m’a tout repris » affirme aujourd’hui Bernadette Adams.
Khalifa Touré





vendredi 6 avril 2018

LE STRATÈGE POUTINE FACE A L'OCCIDENT





« Le monde ne vaut que par les extrêmes et ne dure que par les moyens. Il ne vaut que par les ultras et ne dure que par les modérés.» Paul Valéry.
« Nous ne serons jamais d’accord, donc faisons nous la guerre maintenant! » serait sans nul doute et  tout bien considéré, la formule littéraire de la stratégie Poutine, un homme extrêmement réaliste, dangereusement réaliste pour l’Occident qu’il comprend parfaitement, dont il a étudié l’ADN culturel avec la minutie de l’entomologiste. Il n’ya que l’Afrique qui croit à la paix éternelle avec l’Occident, qui se trouve au Nord précisément, une erreur de direction très symptomatique. Quant à la Russie orthodoxe elle n’a pas les mêmes références que le catholicisme tropical des africains. L’occident ne comprendra jamais l’Orient dans sa totalité, cette Russie orientale au-delà de l’Oural qui a vu se jeter toutes les armées napoléoniennes et plus tard hitlériennes pour venir avaler l’ogre russe. Impossible ! Elles ont tous échoué en voulant traverser cette grande plaine qui est le ventre mou géographique du pays de Vladimir Vladimirovitch Poutine. C’est pourquoi la Russie ne lâchera jamais la grande plaine de la Crimée. Pourquoi l’Occident s’accroche à cette province russe ? Tout est là. La Crimée est le passage obligé de toutes les armées occidentales. C’est la frontière géostratégique avec l’Occident.
Il n’est pas bête Vladimir Poutine, il savait qu’un jour ou l’autre il y aurait le type de réactions que l’on constate ces derniers jours, l’expulsion massive de diplomates russes, d’abord en Grande-Bretagne ensuite aux Usa, en Ukraine, en Allemagne, en Belgique et par l’Otan. Les choses iront crescendo, mais ils n’oseront pas toucher l’argent russe qui se trouve à la City à Londres. Leur capitalisme en a rudement besoin, à cause de la crise économique et financière qu’ils tentent d’escamoter à force de chiffres et de contorsions intellectuelles.
Mais il ne fait pas bon d’être opposant au très populaire Vladimir Poutine. Son pays n’a que faire de la démocratie qui est devenue l’instrument mortel pour détruire les Etats opposants et les zones émergentes qui sont des menaces futures. Cependant on n’a pas forcément besoin de dictature pour faire front à la démocratie libérale. La plupart des opposants de Vladimir Poutine qu’ils soient politiques ou journalistes ont raison en partie, seulement. Mais leur raison est capturée, volée et dénaturée par l’Occident qui ne peut pas la fermer, se tenir tranquille et laisser aux autres la liberté d’inventer un destin politique. L’Occident a une expérience ancestrale de l’hégémonie. Ses menées impériales jusque dans sa manière de coopérer est humiliante pour les autres. Même un ami honteux comme l’Egyptien Al Sissi l’a compris qui s’est allié avec les salafistes conservateurs qui eux aussi ont un projet politique.
Ceux qui commettent l’erreur de suivre l’occident jusqu’au bout de l’amitié n’ont rien compris. Ce sont des imbéciles heureux. L’Occident a le complexe du dépouillement. Il vous demandera de tout laisser tomber, jusqu’à votre nom, vous reprochera même d’être le fils de votre père. Il ne soutient que ceux qui disent intelligemment du mal de leur propre culture. Beaucoup d’écrivains, de cinéastes et autres organisations de la société civile sont dans le programme de l’auto-dénigrement. Ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis.
Lors de la prochaine coupe du monde Football, l’Occident et sa province mondiale verra défiler la Civilisation russe, l’âme russe à travers les figures tutélaires de Lev Yachine( le plus grand gardien de but de tous les temps devant l’anglais Gordon Banks et Maier le chat allemand) et son héritier Rinat Dassaev. Les œuvres scientifiques de Dimitri Mendeleïev avec son tableau de classification des éléments, les grands musiciens classiques Moussorgski, Stravinski et les écrivains, les plus grands qui ont inspiré l’Occident, Léon Tolstoï, Fiodor Dostoïevski, Gogol, Pouchkine, Tourgueniev, Vladimir Maïakovski, Nina Berberova, Alexander Soljenitsyne et les grands souverains Pierre le grand, Alexandre 1er ensuite la Reine Catherine. Tout cela, personne n’en veut en Occident surtout en Angleterre dont l’échevelé ministre des affaires étrangères Boris Johnson a comparé « la coupe du monde de Poutine » aux jeux olympiques de  1936. Une injure et un affront à la Russie qui a connu la grande invasion hitlérienne qui a fait  plus de vingt millions  morts. N’eussent été Staline et Churchill, Hitler aurait conquis le monde.
Mais alors tous ces empoisonnements d’opposants et d’anciens espions sont casus belli pour l’Occident, des actes de guerre froide, dont les commanditaires ont suffisamment réfléchi sur les conséquences diplomatiques. Ils ne veulent pas d’une certaine paix avec l’Occident. Qui sont-ils ? Ils veulent éviter le baiser mortel  de l’Occident politique. Il ya suffisamment de nationalisme et d’amour patriotique en Russie pour mécontenter même les « pro-occidentaux » après ces humiliantes et  massives expulsions de diplomates. Les russes qui déplacent les pions sur l’échiquier l’ont voulu ainsi. Même les partisans du rapprochement avec l’Occident vont être gênés par ces pratiques diplomatiques guerrières. Vladimir Poutine ferait un champion d’Echec ou de black Jack, c’est selon. A long terme il sait que « le monde ne vaut que par les extrêmes et ne dure que par les moyens. » Il sait que dans le futur ce sont les données civilisationnelles qui seront déterminantes. Il y aura un combat historique entre l’esprit et la matière. Ces faits  ne sont  que les prémisses politiques des événements à venir.
Khalifa Touré


mercredi 14 mars 2018

Meurtres, assassinats, enlèvements et négation du crime au Sénégal


Nous en sommes arrivés finalement à tuer, assassiner, enlever et faire disparaitre nos propres concitoyens. Ce qui devait arriver et qui s’annonçait depuis des décennies est arrivé dans nos pauvres vies que nous nous sommes évertués à saccager. C’est notre masochisme social qui a produit ces phénomènes qui n’ont rien de mondial. Chaque société humaine a ses types de crimes, ses désirs enfouis et réfrénés, ses peines perdues.

Il est des moments où il faut s’arrêter et réfléchir sur les finalités de nos actes. Ces phénomènes relèvent davantage de la finalité que la totalité. Les spécialistes des phénomènes sociaux auront vite fait de crier au « phénomène social total ». Nous sommes entré de plein pays dans la crise du désir, de l’envie, du vouloir et des vœux incontrôlés. Les sénégalais s’entendent-ils parler ? Notre vocabulaire est devenu essentiellement alimentaire. Notre sensualité a décuplé ses dernières années. Nous voulons prendre toutes les femmes du monde, occuper toutes les villas de la ville, conduire tous les véhicules et exhiber l’argent sale partout. La surexposition fictive des biens, la surmédiatisation de l’argent, la mise en scène télé-filmique du bonheur auront fini par aiguillonner les psychopathes et les sociopathes qui dorment dans nos maisons. Il n’est plus rare d’entendre dire qu’il me suffit de franchir les frontières de n’importe quel pays du Nord pour vendre de la drogue ». Et ces mamans d’une ville connue de tous qui n’hésitent plus à dire avec une effrayante désinvolture «  priez pour mon fils, il est en prison à l’étranger », pour les raisons que tout le monde sait. Des jeunes qui disent que Dieu n’exhauce pas leurs prières s’il ne fait d’eux des revendeurs de drogue en Europe. Tout cela se passe au Sénégal.



Ecoutez parler nos jeunes frères, nos neveux et nos sœurs, des criminels potentiels qui déclarent leurs futurs forfaits sous couvert de blagues, de rires et de joie insouciante. Les voyous et les garces sont parmi nous ils sont capables de tout, prêts à sectionner le doigt d’un bébé et à tout prix. Qui n’a pas de prix en cette modernité décadente ? Chacun devra mesurer son seuil de résistance, on ne sait jamais. A quel prix, à quel coût, à quelle somme l’on est prêt à céder au crime ?

Tout est possible, nous sommes capables de tout. Le monde spirituel auquel les âmes sont connectées n’a pas perdu sa vertu mais il s’est dangereusement rétréci, peut-être à 30% ; nous sommes entrés dans une ère où plusieurs âmes qui veulent être sauvées éprouvent milles et une difficulté pour accéder au monde des vérités essentiels. Chaque jour vient au monde des milliers qui veulent être sauvées, évoluer vers d’autres strates du Bien, mais elles n’ont aucune chance, la dérégulation spirituelle des différentes sphères cosmiques a fait rétrécir les éléments spirituels. Les gens vont mettre au monde des criminels, ceci est effrayant. Mais pas pour longtemps, beaucoup d’âmes fortes aspirent au retour vers les vérités traditionnelles (fondamentales), la puissante agglomération de ces vouloirs grandioses, ces majestueuses volontés fera gonfler la sphère spirituelle et facilité l’accès à Dieu. Pendant le XXème siècle, même les mouvements religieux ont travaillé au service de la matière, sans le vouloir et certainement en voulant combattre le matérialisme occidental ils l’ont remplacé par un rationalisme textuel, dogmatique et religieux. C’est la raison pour laquelle, le soufisme a été violemment combattu jusque dans ses fondements.

Tout cela n’a rien à voir avec la criminologie et la sociologie, il relève de l’intériorité qu’il est nécessaire d’explorer sans pour autant nier  l’utilité des méthodes rationnelles. Tout crime comporte des marques spirituelles indélébiles. Ceux qui enlèvent ces enfants et qui les vendent à coût de million ont perdu leur âme depuis longtemps. Il ya quelques années, une pharmacienne a été assassiné, les auteurs qui ont commis le forfait sous couvert de cambriolage ont été payé par l’oncle de la dame.

Nous sommes au Sénégal. Jusqu’ici ce sont les étrangers, les « gnakk » comme on dit improprement, qui commettaient les crimes de sang. Pendant des années nous avons vécu dans ce mensonge injustifié. Le sénégalais n’a jamais rien fait, il ne fera rien, il est né sous une bonne étoile, béni de Dieu sur le sol des hommes les plus saints que le terre ait porté. Les plus dangereux sont les sénégalais qui n’ont jamais voyagé même pas en Gambie, qui ne connaissent même pas leur pays, qui n’ont jamais mis les pays à Mboumba ou à Diouloulou qui sont prompts à dire qu’ils ont les plus belles femmes du monde, les plus belles villes, les meilleurs « marabouts » etc. des choses qui font rires mais dangereuses parce qu’elles nous poussent à l’auto-satisfaction. Pire elles peuvent même influencer les décideurs qui seront tenté en bon sénégalais de tirer des conclusions édulcorées de la réalité des chiffres. C’est que l’on appelle un biais. Même le plus féru des méthodologistes peut se faire prendre parce qu’en l’occurrence nous avons ici un biais têtu et insidieux. Des prétentions ridicules qui nous ont perdues et ont empêché de regarder la réalité en face. Alors nos enfants, depuis la crise des années 80-90 qui a culminé en 2000 se sont forgés une carapace de jouisseurs, de frimeurs, de paresseux abandonnant l’école et les ateliers et finalement des criminels capables de tout pour de l’argent.

Les meurtres, assassinats, enlèvements d’enfants et même d’adultes continuent au Sénégal. Mais ce n’est plus une négation du crime au Sénégal mais un déni de la réalité. Les zones de non-droit dans les villes et certains grands villages du Sénégal auront fini par accélérer, aggraver et même favoriser le phénomène. Existe-t-il des comportements et des zones criminogènes au Sénégal ? C’est la piste à explorer pour les criminologues, les sociologues et la sécurité nationale.

Dans une société humaine le phénomène criminel peut passer de la « simple » sécurité à la sureté nationale proprement dite. Mais on n’en est pas encore arrivé à ce type de lien pernicieux. Les simples explications de sociologues médiatiques ne surprennent personne. « La crise de valeurs » oui, mais en quoi elle consiste ? N’ya t-il pas de nouvelles valeurs ? Chez les humains qui vivent en société les « valeurs » fondamentales ne changent pas, elles participent des paradigmes dominants. Par contre il existe des sous-valeurs qui sont les annexes morales souvent immorales de nos grandes références. Autrement dit les sociétés humaines ont toujours les défauts de leurs qualités. Nous n’avons jamais suffisamment analysé l’ensemble de nos valeurs qui ne peuvent être exhaustives. Où commence et s’arrête le Sénégal des valeurs morales ? La réponse à une telle interrogation aurait pu symboliser le corps de la Nation, la Nation des valeurs. Ce sont les valeurs partagées qui constituent la Nation or toutes les valeurs ne sont pas partagées du fait de la crise de l’Etat-nation, cette greffe coloniale qui provoqué tant de rejets.

Tous ces phénomènes effrayants et inquiétants sont loin d’être marginaux, ils participent d’une sédimentation successive de fuites et de pertes mortelles de notre être dans le monde. Nous n’allons pas continuer à nous entretuer, nous serons pris par la fatigue, interloqués et émoussés par nos fortraitures immondes. Nous passerons à autre chose d’autres formes criminelles à côté des  brisures quotidiennes de la vie. Oui, il existe des brisures de vie qui sont quotidiennes, elles sont les sources à la fois proches et lointaines des phénomènes criminels contemporains. Nous devenons de plus en plus audacieux en pratiques criminelles. Les meurtres, enlèvements et assassinats ces derniers temps ont ceci d’inquiétant qu’ils se distinguent par leur caractère répétitif, pernicieux et pervers. Ils ont pris la forme des rapines, des attaques et fuites rapides devant le silence étrange des autorités. Mais le non-droit, la gloriole, la sotte fatuité de nos manières sénégalaises modernes méritent d’être interrogés dans une perspective d’un mieux vivre-ensemble. Nous avons pendant une longue période construit un discours d’immunité avec des fondements socio-religieux. Nous irons tous au paradis, le salut est assuré, alors tout est permis. Nos maîtres aux pouvoirs divins feront le reste. Ils pourront réparer par leur onction balsamique nos erreurs et fautes impardonnables si ce n’est par cette facilité. Voilà la négation du crime, le déni de la réalité. A chaque jour suffit sa peine mais à chaque âme sa charge propre. Un jour prochain les regards seront figés sur nos propres crimes. Et les choses se passeront ici !

Khalifa Touré

samedi 24 février 2018

LA GUERRE NUCLEAIRE AURA-T-ELLE LIEU?



« Vous n’avez encore rien vu ! » fut la dernière  grande sortie  d’Alain Resnais, le cinéaste nonagénaire décédé le 1er Mars  2014 ; c’est la « fin » d’une longue carrière pour le dernier grand cinéaste parmi les anciens. Mais « Vous n’avez encore rien vu » au cinéma, fut d’abord « Nuit et brouillard » en 1956, une décennie après la deuxième grande guerre mondiale, le film-document le plus sombre, le plus effrayant et le plus sulfureux sur les camps de concentration. Un film d’une sobriété et d’une pudeur glaciale. 

    C’est comme si le vieillard boitillant aujourd’hui  nous disait déjà  « Vous n’avez encore rien vu » malgré cette atmosphère glauque et l’horreur glaciale fabriquée par la main de l’homme. Que de sang humain versé sur cette terre souillée par la haine et l’insouciance. La guerre nucléaire aura bel et bien lieu ! Auparavant Carl Gustav Jung, vit dans ses voyages oniriques, un fleuve de sang dévastant l’Europe, ce fut la première guerre mondiale en 1914, la première grande guerre des machines et du gaz tuant et étouffant les êtres humains dans les tranchées. Plus de 10 millions de morts et  20 millions de blessés. Mais « Vous n’aurez encore rien vu ». Il y aura la deuxième grande guerre, les deux bombes atomiques, la guerre du Vietnam, la guerre des Malouines, la guerre de  Corée, la guerre Iran-Irak, l’invasion de l’Afghanistan par l’Urss.   

On oublie que ces soixante dix dernières années sont une intermittence dans le conflit généralisé, une courte période pacifique où il n’ya pas de conflagration mondiale comme ce fut le cas en 1914 et en 1939.  « Vous n’avez encore rien vu », la guerre Iran-Irak, l’opération tempête du désert, les génocides dans les Balkans et au Rwanda, le brutal  conflit en Syrie, la disparition de la Somalie, de la Lybie et du Nord Mali ne sont que des escarmouches, « Vous n’avez encore rien vu », la guerre nucléaire aura lieu. Les hommes cherchent la destruction des Etats-nations, tous les groupements politiques et les mouvements de la société civile  qui agissent contre les Etats seront soutenus, entretenus, financés. Non contents d’aiguillonner des jeunes inconscients qui se disent activistes démocrates oubliant que la démocratie a été inventée par l’élite bourgeoise, des escarmouches terrifiantes et mortelles sont en cours qui finiront par une grande destruction de la civilisation actuelle et ce sera l’affaissement l’universalisme occidental qui a cherché à se mondialiser depuis la sortie du moyen âge jusqu’à nos jours, en passant par la Renaissance et la révolution industrielle. La fin de la suprématie de la matière ?

Les hommes futurs, les plus résistants et les plus chanceux, ceux qui seront admis à l’académie futuriste, ces mutants d’une nouvelle génération porteront les germes de la continuité et  de l’éternité. Ils auront pour mission de construire ce futur improbable pour nous. Mais nous passerons par la purification volontaire, une grande destruction que nous auront provoquée. Les cultures, toutes les cultures assujetties à la machine seront « vitrifiées ». Il va falloir apprendre à monter à cheval comme l’Emir Abdelkader et tirer à l’arc. La science de la balistique sera toujours nécessaire. Ce ne sera pas une régression technologique mais une remise des pendules à l’heure, un retour aux fondements spirituels. Il va falloir apprendre ces grands gestes de survie, l’avenir est donc dans l’éducation.  Mais qui va éduquer nos enfants ? Les hommes ou les femmes ?  La guerre nucléaire aura lieu, « vous n’avez encore rien vu ». 

Arriveront par la suite de grandes alliances improbables  qui vont configurer partiellement le futur de l’espèce humaine. Le choc des civilisations n’aura pas lieu. Il y aura certainement une grande coalition des philosophies traditionnelles religieuses et sectaires, une fraternité divine entre l’Islam et le christianisme orthodoxe et les confréries mystiques et laïques. Ils vont se retrouver dans les secrets de la vie et de la mort, la connaissance de Dieu et l’origine de toutes choses. Ils vont tenter de remembrer le monde par les formules traditionnelles qui solidifient toutes les formes d’édifice. Ce sera une grande alliance byzantine, une communauté de foi œcuménique. Le centre occidental du monde essayera de retrouver une sorte de « pérennialisme » traditionnaliste tardif  que  les grands éveillés ont voulu réaliser au XXème siècle à travers le grand maître René Guénon et ses continuateurs le savant roumain Michel Valsan fondateur des études « Akbarienne » en Occident et  le métaphysicien Suisse le grand cheikh Frithjof Schuon « Moqadem » dans la voie Shazaly  , le savant anglais Martin Lings, l’écrivain Jean-Louis Michon, le savant juif Léo Schaya, le philosophe Titus Burckhardt,  l’écrivain suédois  Tage Lindbom, tous convertis au soufisme musulman. En toute fin Il ya un commencement selon la loi de la conservation et du mouvement. 

Même un savant non spiritualiste a vu les choses telles qu’elles sont :  « Ce que je constate : ce sont les rivages actuelles ; c’est la disparition  effrayante des espèces vivantes, qu’elles soient végétales ou animales ; et le même fait de sa densité actuelle, l’espèce humaine vit sous une sorte de régime d’empoisonnement interne- si je puis dire- et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n’est pas un monde que j’aime »  a dit Claude Lévy Strauss. Il nous a quitté le trente octobre 2009  à Paris à l’âge de cent ans.  Tristes tropiques !
Le processus, le début de la fin d’un cycle, d’une longue période peut prendre un, deux, trois siècles ou encore plus. Nous n’avons pas la psychologie des grandes périodes malgré le succès universitaire des approches braudeliennes en histoire. Le temps des grandes choses est toujours long sauf les événements, ces cassures, les puissants jaillissements que l’on ne comprend pas comme l’apparition de Jésus et la fin de Rome. Mais les sachants ont toujours  su, de science certaine, que ce savoir a été donné par le créateur au premier Adam qui l’a transmis à ses enfants Abel, Siasia et  puis ensuite Enoch et Mathusalem jusqu’à Noé ainsi de suite.
  Le monde ne porte pas en lui-même la destruction, le suicide n’est pas inscrit dans nos gênes, l’auto-flagellation n’est pas phylogénétique, tous ces cataclysmes de la main experte de l’homme sont des travaux naturels de « la cuisine interne » de l’humanité. L’homme est un processus, un être en cours, c’est incompréhensible, inadmissible et vertigineux mais les choses sont ainsi faites. L’âme humaine a volontairement choisi l’expérience terrestre, le grand laboratoire de la mutation, la voie de la perfection. La vérité est subtile mais elle est parfois grosse sans être grossière. Alors la guerre nucléaire aura lieu, elle mettra fin à l’arme nucléaire. 

Mais auparavant la culture sera « détruite » par la mercantilisation, le stupre, la luxure, la concupiscence et… l’émergence de la bête humaine, la flagornerie, flatterie de la vanité et de  l’âme animale qui est en nous. Les piètres musiciens,  les médiocres parmi les cancres au lieu de travailler, chercher et marcher vers l’inspiration préfèrent aller nuitamment s’agenouiller devant l’autel du serpent originel, le malin qui vit à l’intérieur et qui perd l’homme. Ils ont élu domicile dans le showbiz américain. Le grand talent de certains grands footballeurs, les as du Tennis et du Golf, les virtuoses du Basket, est volé par le diable qui les manipule, les possède et rend fous les supporters non-initiés qui ne comprennent rien. Les Ronaldo, Lionel Messi et l’ancien Zidane ne vous dirons jamais qu’ils suivent des voix et qu’ils savent à l’avance leurs exploits sur le terrain. Ils sont conquis et à travers eux la jeunesse mondiale par les « Afaarid » qui préparent la grande invasion. Mais le grand « Namouss » Gabriel l’Esprit saint à la tête des « Nawamiss » et pas seulement,  veille au grain. Il ya une guerre froide qui est en cours, une guerre mystérieuse  avant la guerre nucléaire. 

Regardez « Rampage: Président Down » du réalisateur allemand Uwe Böll chahuté injustement comme le plus mauvais cinéaste.  Dans ce film de 2016  les Rihanna, Jay Z, Beyoncé et d’autres stars sont exécutés à la fin par des actions d’épuration d’un fanatique du complot. Auparavant  Bill Williamson l’insurgé en question a assassiné le président des États-Unis, le Vice président et le ministre de la défense. Il n’ya que dans les œuvres cinématographiques où l’on peut se réfugier pour révéler certains désirs et fantasmes pour éviter la stigmatisation. La saga « Stars Wars » de George Lucas est un formidable repère d’information sur la cosmologie du monde, la métaphysique, les différents mondes, nous y reviendrons dans les jours à venir. Quelque chose de normal et terrifiant est en cours ! Mais au préalable les hommes vont prêter le flanc, ils vont échouer dans le processus d’évolution en créant des incidents de criticité dans le grand laboratoire de la création qui est notre vie sur cette terre. En fin de compte tout est bon, tout est juste, tout est positif dans notre évolution, même les catastrophes, du moins dans leurs finalités. Il y aura de grandes épurations. 

Il a fallu plus de deux mille pages au grand Léon Tolstoï pour en venir à dire que personne ne comprend la guerre. La raison en est que les raisons avancées pour expliquer les faits historiques comme les grandes guerres ne sont pas de bonnes raisons. Tolstoï en est venu à la fin de « Guerre et Paix » en des développements abstraits qui plongent littéralement dans la Métaphysique. Aujourd’hui les connaissances sont emprisonnées par la fatuité de l’actualité qui prône un réalisme résistant éperdument contre le côté caché du monde, là où résident les véritables causes des événements inexplicables. Toute chose est appelée à finir, mais la guerre nucléaire ne sonnera pas la fin du monde.

Khalifa Touré

 

lundi 19 février 2018

Cette vérité qui nous ridiculise tant !



   


Pauvres hommes véridiques qui nous font tantôt rire, parfois pleurer dans leur vieille robe de faux prophète des temps modernes. Voici que viennent les imprécateurs de l’ordre qui hennissent des vérités qui ne leur appartiennent pas.

 Je préfère mes propres mensonges aux vérités qui ne sont pas miennes, ces vérités que l’on ne fait que répéter sous notre pauvre bure faite de plumes de cacatoès. Le bavardage possède la vertu de nous faire haïr la parole inutile. On peut se repentir des mensonges personnels mais il est difficile de sortir de la prison des vérités de l’autre. Le monde contemporain a abandonné la construction personnelle. La « vérité » sort maintenant de la bouche des entrepreneurs de vérités médiatiques. Ils cherchent jusqu’à la posture masochiste du voleur qui s’accroupit douloureusement à la quête de l’objet à ratiboiser. La vérité a perdu sa fonction spirituelle, c’est  un « boubou » que l’on porte, une voix nasillarde que l’on tient, des yeux globuleux que l’on dilate pour convaincre, un index posé savamment sur la tempe histoire d’adopter une posture hiératique ou ressembler à vieux philosophe allemand. Le plus ridicule des hommes contemporains est celui qui a la réputation d’être un « homme véridique ». Il s’en va dans le frou-frou d’un boubou trop grand histoire de défier la bienséance des autres, contredire leur soi-disant attachement au bas monde, ils jouent savamment au rabat-joie comme s’ils n’ont jamais éprouvé de plaisir sur terre.  Leurs prochains dérapages verbaux  ne surprennent que les naïfs qui confondent la posture véridique à la vérité elle-même. Ils sont partout les comédiens de la vérité,  acteurs malhabiles d’une mauvaise mise en scène…de la vérité.  Un homme véridique n’est pas forcément un homme vrai !

Ils  sont partout et peuplent nos jours et nuits à copier et pirater la vérité elle-même pour la transformer en objet ou motif de plaisir personnel avant d’aller se la couler douce on ne sait où. Ceux qui ont eu le malheur de s’être fabriqué un manteau de vérité publique, une toge de diseur de vérités, sont des hommes dangereux qui mettent la conscience  des jeunes naïfs en danger. Une vaste entreprise du tape-à-l’œil, du voyez-moi-dire-la-vérité s’est bâtie sur les cendres de la vertu ancestrale. 
C’est alors que des réputations décennales se sont faites par une mise en scène savamment orchestrée. Finalement l’homme qui se prend pour un saint finit par croire qu’il l’est véritablement. La camisole de force de la vérité surfaite l’aura définitivement étranglé. Depuis quelques années, des hommes se forgent intelligemment une image publique de diseurs de vérité avec la complicité de la crise. Au nom de la supposée perte des valeurs, il s’est construit de dangereuses  réputations d’hommes purs, de personnalités à part. Sur l’autel de la crise existentielle s’est construit des programmes politiques, religieux, sociaux et économiques qui prétendent à la différence. Ils ne pourront jamais vous dire à partir d’où ils sont différents, et jusqu’où ils seront en colère.  Il serait intéressant de tracer une géographie de la colère post-coloniale comme l’a tenté le philosophe du sous-continent indien Arjun Appaduraï.  
  
Ayez pitié de ceux qui pensent qu’ils sont différents ! Personne n’aime la marge, même les poètes. Ils y sont parce que la lourdeur du message, des images et des symboles les enferrent là où ils sont. Le Sénégal attend vainement son poète national. Rien de grand ne s’est fait en dehors d’un cœur romantique. Mais les gens préfèrent la romance (dixit le poète Ibrahima Sall). Ce n’est pas la romance, les yeux énamourés, les gestes langoureux, les propos salaces sous couvert d’érotisme qui peuvent tenir lieu de romantisme. L’homme est né réaliste mais la vérité romantique c’est quelque chose qu’il cherche. Le romantisme est à la base de toutes les grandes constructions politiques et culturelles que l’on appelle développement aujourd’hui( je ne sais pas pourquoi), mais lorsque le romantisme s’est transformé en vérité dionysiaque il a ravagé des cultures entières par la guerre, la prédation, le vol, les viols, la rapine par l’esclavage, les colonisations, le règne de l’argent et de la force obscure de la matière.
Il yen a qui ont payé le prix, difficile de les citer ! Ils ne sont ni en prison ni sous les feux lâches d’un peloton d’exécution. Ce sont les philosophes tardifs dont les malveillants tentent d’assassiner la dignité. Ceux qui n’inspire pas la crainte ne seront jamais libres. Ils risquent de « passer par les armes », la plus cruelle des formules martiales qui défie la vérité. En ce monde il suffit de prendre les mots au collet en n’importe quelle langue du monde pour traquer cette vérité qui nous ridiculise tant !

Khalifa Touré
Sidimohamedkhalifa72@gmail.com